Pourquoi cette fondation?

Une demande précise avait été faite en 1979 par l’évêque de Langres-Chaumont, le Père Lucien Dalloz, pour son diocèse de Haute-Marne, mais les frères choisis pour cette fondation n’arrivaient pas à trouver le lieu convenable à une implantation monastique. Le prieuré de ChauverocheC’est alors que par des voies inattendues, en janvier 1980, nous était proposé le domaine de Chauveroche au bout du village de Lepuix, à 15 km au nord de Belfort, au pied du Ballon d’Alsace, dans un très beau cadre naturel ; il est suffisamment à l’écart pour qu’on y trouve silence et solitude, et cependant très accessible ; il est proche d’une région très peuplée et industrialisée et se trouve dans un environnement humain très différent et complémentaire de celui de la Pierre-qui-Vire.

La création toute récente en décembre 1979 du diocèse de Belfort-Montbéliard où ne se trouvait aucune communauté contemplative comme le regrette le nouvel évêque à son arrivée, a été pour nous un signe de Dieu et un appel de l’Eglise à venir dans ce nouveau diocèse.

C’est ainsi qu’en l’année du quinzième centenaire de la naissance de saint Benoît (480) est né le Prieuré Saint-Benoît de Chauveroche dans le beau cadre forestier du pays sous-vosgien, face à la trouée de Belfort et au Jura Suisse avec à l’horizon la chaîne des Alpes Bernoises.alpes-bernoises-1

Voulant rester de dimension modeste – il n’a jamais dépassé le nombre de 10 frères-, il garde un lien privilégié avec la Pierre-qui-Vire, la grande communauté dont il est issu. Par là il peut offrir un visage complémentaire de notre commune tradition monastique.