Jour de l’An 1° janvier 2019

BBBB782831100241FSNombres 6, 22-27 / ps 66
Galates 4, 4-7
Luc 2, 16-21

Frères et Sœurs, en ce premier jour de l’année, la Parole de Dieu n’est pas un porte-malheur, mais un porte-bonheur, elle est « bénédiction » ! « Bénédiction, sourire de Dieu », comme sœur Christiane de Grandchamp aimait l’appeler. C’est ainsi que Dieu se révèle à nous depuis toujours : il est Celui qui bénit, il est Celui qui donne la Vie, qui la donne et la redonne – et j’en sais quelque chose pour avoir été opéré du cœur l’an dernier – il est Celui qui se penche et veille sur notre vie, fidèlement, amoureusement tout en respectant pleinement notre liberté.

Comment allons-nous faire passer cette bénédiction dans notre vie de tous les jours, dans nos relations, proches ou lointaines, dans cet a-venir qui s’ouvre devant nous ? D’abord dans notre cœur, dans notre mémoire : c’est là que la Vierge Marie est précieuse. Il nous est dit dans l’évangile qu’elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Il nous faut apprendre à le faire, même si nous avons de moins en moins de mémoire. Retenir l’essentiel, laisser tomber le reste. Et puis laisser place à l’inattendu de Dieu. Une expression très chère à notre évêque, il nous le redisait dans sa lettre de Noël : « Dieu ouvre toujours à l’inédit… Son invitation n’est pas de pousser nos forces à l’extrême, mais une invitation à lâcher prise, à tout lui donner pour nous ouvrir à l’avenir qu’il nous offre.»

Dieu a surpris Marie plus d’une fois. Même si elle ne comprenait pas, elle faisait confiance, elle consentait à l’incertitude, à l’intranquillité.

Pour le faire, elle se mettait sous la conduite de l’Esprit, cet Esprit, nous dit Paul, qui est dans nos cœurs et qui fait de nous des fils.

Retenir l’essentiel, laisser tomber le reste et se laisser conduire par l’Esprit. Mais je reviens au mot initial : la bénédiction de Dieu. Le Père Besnard disait : « La bénédiction, c’est le trésor de tout être vivant, même le plus démuni, et qui a sa racine dans la joie créatrice du Dieu vivant. » Nous devrions le bénir sans cesse parce que Lui nous a bénis et qu’il continue à le faire : sachons le reconnaître à l’oeuvre dans nos vies, même au milieu des épreuves, et faisons-lui confiance pour l’avenir.

Frère Basile